[PROFESSIONNEL, VOUS AVEZ DIT PROFESSIONNEL…]

Être photographe professionnel n’induit pas (ou plus) une notion de qualité du travail. De nombreux amateurs font mieux que certains Pro. En ce qui me concerne, je connais de nombreux amateurs dont le travail me fait rêver et que j’espère simplement pouvoir un jour égaler. Et il n’y a pas de honte à le reconnaître. Non, la qualité de professionnel induit tout à fait autre chose.

Un professionnel c’est quelqu’un qui gagne sa vie avec son activité. La photographie doit donc être son activité principale. Il ne suffit donc pas d’acheter un appareil photo et de se mettre en auto-entrepreneur pour pouvoir facturer un client et se faire des revenus annexes pour se dire professionnel. La qualité de professionnel induit tout autre chose.

Elle induit un état d’esprit, celui d’être réellement conscience de ses capacités, de son savoir-faire, de son expertise. Celui qui nous permet, en toute conscience de refuser de faire un travail parce qu’on ne sait pas le faire, parce qu’on a pas la capacité, la connaissance, l’expertise suffisante pour le faire. La photo englobe de nombreuses pratiques qui nécessite chacune des connaissances bien précises. Ainsi, la photo immobilière répond à des règles bien définies, tout comme la photo sportive, le portrait… Accepter un travail sans connaître les règles qui le régissent, c’est tromper le client, et c’est fausser encore un peu plus le rapport au professionel qui se doit d’avoir la compétence et l’expertise nécessaire pour effectuer un travail.

Être professionnel c’est aussi avoir un équipement choisi et réfléchi de façon professionnelle. Il ne suffit pas d’avoir un gros appareil photo (ce n’est pas la taille qui fait la qualité), ni que le vendeur vous ait dit que c’était un appareil professionnel (pour les vendeurs, la plupart des reflex sont des appareils professionnels), ni même qui soit catégorisé par le fabriquant comme boîtier professionnel. Encore faut-il qu’il soit de qualité professionnelle et que le photographe sache à quoi il est destiné. Les boîtiers grand public sont des boîtiers polyvalent, et donc, de fait, moyen car voulant répondre à un maximum de pratique. A l’inverse, le boîtier professionnel sera conçu pour répondre à une pratique particulière et sera donc optimisé pour cette pratique. Ainsi le photographe sportif n’aura pas le même matériel que le portraitiste ou que le reporter. C’est d’ailleurs pour cela que les photographes se spécialisent car l’investissement matériel serait disproportionné au vu du prix du matériel. Un vrai professionnel qui fait de la photo sportive, du portrait, du reportage… cela n’existe tout bonnement pas. Un bon photographe va donc choisir son matériel en fonction de ce qu’il veut faire et ne fera que ce que son matériel lui permet de faire de façon optimum. Un photographe professionnel qui ne serait pas équipé de façon professionnelle n’est donc pas un professionnel. Attention, cela ne veut pas dire que c’est l’appareil qui fait le photographe comme on l’entend souvent. Non bien entendu car le photographe reste maître des ses réglages, des ses cadrages, de ses angles de prises de vue… Par contre, se serait mentir que de dire que cela ne joue pas. Oui ça joue. Cela fera effectivement de plus belle photo de part la définition du capteur, mais aussi cela offrira plus de possibilité et permettra de faire face à plus de situation. Et il en est de même pour le matériel studio. Un équipement à bas coût sur Amazon n’est en aucun cas, une démarche professionnelle et ne permettra en aucun cas, de faire un travail de professionnel (mais j’aurai l’occasion d’y revenir dans un prochain post, car là aussi, il y a des coups de gueule à faire et des vérités à dire).

Enfin, être professionnel, c’est aussi agir en professionnel, c’est-à-dire en respectant le client, en proposant des garanties contractuelles qui permettent de protéger le client. C’est proposé des tarifs reposant sur une réalité objectif et non fait à la va-vite sur le coin d’une table. Le tarif doit correspondre à la vrai valeur du travail effectué. Quand on voit que certains soit disant professionnel travail pour 2 euros de l’heure, on a de quoi douter du professionnalisme de la personne (ou alors dans la qualité de son travail). Cela montre que lui-même ne se considère pas comme un professionnel vu qu’il ne facture pas son travail comme le ferait un professionnel. On ne vit pas en France avec 2 euros brut de l’heure. Le smic horaire est à 9,88 € brut. Dès lors, à 2 euros brut de l’heure, cela ne peut être qu’une activité annexe, et qui dit annexe, dit non prioritaire. C’est pour cela que de nombreuses personnes ne voient jamais leurs photos, ou même le photographe. Le vrai boulot a pris le dessus, ou la vie familiale… et cela n’est, pour lui, pas grave car ce n’est pas ce qui permet à ce soit disant photographe professionnel de vivre. Le vrai professionnel qui gagne réellement sa vie avec la photo, ne peut pas se permettre de faire ça. Et c’est là toute la différence.

Les boîtiers reflex professionnel :

NIKON : D500, D750, D810(x), D850, D5
CANON : 7D(x), 6D(x), 5D(x), 5DS, 5DS R, 1D X
Le Canon 7D et 6D ne sont pas considéré par Canon comme des appareils Pro car ils ne dispose pas de certaines fonctionnalités (double slot mémoire et tropicalisation), fonctionnalités qui n’influent cependant pas sur la qualité des photos et du matériel qui est en tout point identique aux boîtiers ayant la qualificatif professionnel. D’où leur appelation de semi-professionnel et leur usage très répandu chez de très nombreux professionnels.
SONY : a7(x), a9(x), a99

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